FESSENHEIM – (Haut-Rhin)

 

FESSENHEIM – (Page en construction)

 

 

7 – 8 février 1945

 

La prise de Fessenheim
Source : http://cnecanepa.canalblog.com/archives/2013/12/16/28677275.html

 

À 9 heures 40, le Peloton Dufour débouche des lisières S.E d’Obersaasheim et se porte par tous terrains, à l’Est d’Heiteren.
Lorsqu’il est arrivé à la hauteur des premières maisons, le Peloton Catala démarre à son tour et pousse jusque dans le village et le nettoie.
L’Escadron se regroupe à Heiteren pendant que le 3eme Escadron attaque Balgau, malgré une résistance ennemie de plus en plus forte.

À 13 heures, le 4eme Escadron pousse jusqu’à Balgau avec pour mission de prendre Fessenheim.
Le Peloton Dufour doit déborder le village par l’ouest et se poster aux lisières sud.
Le Peloton Catala qui ne doit démarrer qu’une fois la route d’Hirtzfelden – Fessenheim atteinte, sera chargé du nettoyage.

Le Peloton Dufour débouche à 17heures et progresse le long de la voie romaine.
Vers 17heures 15, le char de tète « Guyenne II » est touché à deux reprises par rupture.
La progression ne dépassera pas ce point. Les chars à court de munitions, se replient de 500 m, en se couvrant de fumigènes.

Ils se déploient face à Fessenheim et restent en position jusqu’à la nuit.
Puis ils se replient sur Balgau.
Ce jour là, il y a eu 5 tués au 4ième Escadron : Antoine Garcia, Marcel Uresteratzu, (“Guyenne II”), Henri Andrieu, Victor Kervich, Marius Kerviel. Il y a 10 blessés. 1 char a été détruit (“Guyenne II”).

Le 8 février, à 7heures 45, l’attaque est reprise sur Fessenheim.
Le village a été violemment bombardé par mortier durant toute la soirée et la nuit. Le Peloton Catala prend en charge le nettoyage du village. En liaison avec la 1ier Armée, le village est évacué dans la nuit et occupé sans pertes.

 
 
Début janvier 1945, les Allemands lancent l’opération “Nordwind” pour reprendre Strasbourg : les combats ont lieu au Nord et au Sud de la ville.
Kilstett va devenir le lieu de défense de l’accès vers Strasbourg et le 5 janvier, la garde  Républicaine, sous les ordres du Général Schwartz est mis en position.
Le Chef d’Escadron Daucourt vient reconnaître le terrain avec ses hommes.
A l’approche de Bettenhoffen, l’accrochage a lieu : un officier est tué ainsi que 3 gardes. Ils étaient accompagnés par un élément américain.Pendant ce temps, la 1ère Armée a pu faire venir des Vosges le 3ème Régiment de Tirailleurs Algériens, avec d’autres éléments ramenés en hâte sur le secteur : 7e Chasseurs, 1er Régiment de Marche de la Légion Etrangère (RMLE), 3e Spahis et des éléments d’artillerie 67ème RA en appui à la Wantzenau et Hoerdt. Les Allemands sont contenus au Nord de Kilstett.  Les combats sont rudes, les conditions climatiques rendent la situation difficile pour les combattants comme pour les habitants. Des éléments des  Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) intégrés à la 1ere Armée Française servent d’éclaireurs et d’agents mobiles de renseignements. La situation va s’aggraver autour du 21 janvier. Kilstett est encerclé. Pour dégager les hommes du commandant de Reyniès, une contre-attaque est menée par le bataillon Destremeau et le Groupement Gribius de la 2e Division Blindée (DB),qui entrent dans Kilstett et délivrent le 3eme R.T.A. Les combats se calment par la prise de Gambsheim le 31 janvier 1945.La Bataille de Kilstett a duré tout le mois de janvier. Les combattants ont payé un lourd tribut. Leur mémoire est rappelée par des monuments, des noms de place et des rues.